Records (pré)historiques de températures et renverse des courants marins profonds

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Une étude de la NASA a conclue, d’après les données enregistrées dans le monde entier durant le siècle dernier, que la Terre s’est réchauffée à la vitesse phénoménale d’environ 0,6° C en 30 ans. Les températures atteignent aujourd’hui, et dépasseront, les maximales connues depuis le début de la période interglaciaire actuelle qui dure depuis presque 12 000 ans.

Le réchauffement est majoré dans les hautes latitudes de l’Hémisphère Nord car il induit la fonte de la glace et de la neige découvrant des espaces plus sombres qui absorbent plus la lumière du soleil et qui donc augmente le réchauffement… On parle de boucle de rétroaction positive.

Le réchauffement est plus lent au-dessus des océans grâce à la capacité importante du mélange profond de l’océan.
Cependant une comparaison des températures récentes avec les températures historiques depuis un million d’années ont permis de conclure que l’océan Pacifique Ouest et l’océan Indien sont aujourd’hui aussi chauds, sinon plus, que durant tout l’Holocène (début de l’interglaçiaire actuel).
Le réchauffement n’est pas si important dans le Pacifique Est grâce au maintient de températures fraîches par le upwelling. Mais l’augmentation de l’écart de température entre les Pacifique Ouest et Est augmente la probabilité d’occurence de forts El Ninos.
Deux campagnes océanographiques menées dans le Pacifique sud-ouest en octobre 1999 et avril 2000, dans le cadre du programme d’Etudes climatiques de l’océan Pacifique (ECOP) de l’IRD, ont mis en évidence des modifications dans le déplacement de courants intermédiaires et profonds et, en particulier, un important changement de direction des courants équatoriaux intermédiaires. Le phénomène n’est pas nouveau, mais frappe par son ampleur. Cette renverse induira des variations du climat d’ampleur comparable.

Le réchauffement de ces dernières décennies a ramené la température moyenne de la Terre à moins d’un degré Celsius de la température maximale du dernier million d’années. Une augmentation supplémentaire d’un degré amènerait à un point critique au-delà duquel interviendraient des changements catastrophiques pour la vie sur Terre telle que nous la connaissons y compris pour l’espèce humaine.
En fait, les conséquences du réchauffement planètaire se font déja sentir. Les espèces végétales et animales ont commencé à migrer vers les pôles. Une étude parue dans Nature en 2003 a constaté que 1 700 espèces ont ainsi migré à une vitesse moyenne de 6 km/décennie depuis le milieu du 20ème siècle. Cette vitesse de migration n’étant pas suffisante pour suivre la vitesse de déplacement des zones climatiques (environ 40 km/décennie entre 1975 et 2005), beaucoup d’espèces risquent de disparaître.

Voir les articles: Notre.planete.info/La température de la Terre s’approche des records historiques et IRD/La renverse surprenante des courants marins profonds du Pacifique tropical.

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