La prise en compte de l’environnement : Historique et engagement des entreprises

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1968 : Le premier signe historique de la prise en compte de l’environnement correspond à la rencontre du Club de Rome (Groupement d’économistes, de scientifiques et de décideurs publics et privés s’étant donné pour but de résoudre les problèmes nationaux (Italie) par l’étude des activités humaines au niveau mondial). Le rapport Meadows en résultant fait un triple constat :

  • l’Homme vit dans et de la biosphère,
  • il existe des limites physiques et écologiques à la croissance humaine,
  • la poursuite de la croissance économique mondiale est écologiquement insoutenable.


1972 : La conférence internationale des Nations Unies sur l’environnement à Stockholm place les questions écologiques au rang des préoccupations internationales.

1976 : A Seveso (Italie), un réacteur de l’usine pharmaceutique Igmera connait un incident grave : la température s’élève jusqu’à 220°C provoquant la production de dioxine et d’acide chlorodrique gazeux (HCl). Un nuage toxique se répand provoquant la mort de nombreux animaux et la pollution du milieu naturel. Ce fut la première catastrophe industrielle et environnementale qui marqua profondément les esprits. Elle donna son nom à une directive européenne (1982) imposant aux états d’identifier les sites industriels à risque (plus de 1 200 sites en France).

1984 : A Bhopal (Inde), un nuage d’isocyanate de méthyle (C2H3NO) s’échappe d’une usine, filiale de l’entreprise nord-américaine Union Carbide. Il fait 3 828 morts et 362 540 blessés (Le Monde diplomatique, 2008).

1986 : Suite à une série de dysfonctionnements techniques et d’erreurs humaines, un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explose. Des poussières et des gaz radioactifs sont projetés dans l’atmosphère. Il fallu alors évacuer un périmètre de 30km contaminé pour des centaines d’années.
La même année, s’est tenue la Commission des Nations-Unies sur l’environnement et le développement présidée par le premier ministre norvégien Gro Harlem Brundtland. Il en résulta le rapport Brundtland qui propose de définir comme priorité internationale la protection de l’environnement et qui crée une nouvelle notion : celle de Développement Durable i.e. le

développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.”

1992 : Le Sommet de la Terre de Rio réunit 172 gouvernements.

2001 : A Toulouse le stock de nitrates d’ammonium (NH4NO3) de l’usine AZF (classée Seveso et certifiée ISO 14001) explose pour des raisons encore inconnues causant la mort de 30 personnes et en blessant 2 500. Ce drame fait brutalement prendre conscience à la population française des risques industriels.

2002 : Le Sommet de la Terre de Johannesburg est axé autour du développement durable.

2005 : Une phrase est ajoutée à la 5ième Constitution française et ouvre l’article 1er de la Charte de l’environnement :

Chacun a le droit de vivre dans un environnement* équilibré et respectueux de la santé”

Il est dit aussi que :

la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation.”

Cette prise en compte politique et populaire de l’environnement (parfois douloureuse) est à l’origine d’une règlementation environnementale internationale, nationale et locale de plus en plus stricte à laquelle s’ajoute le souci croissant pour les questions relatives à l’environnement et au développement durable exprimé par les parties intéressées. Pour être légitime, une entreprise ne doit plus seulement faire la preuve de son efficacité à produire des biens et des services, il lui faut désormais contribuer à la sauvegarde, voire à l’amélioration du milieu dans lequel elle se trouve.
Pour les entreprises, la prise en compte de l’environnement devient un véritable challenge.

De fait, c’est une problématique largement prise en compte par les entreprises. D’après un sondage réalisé pour l’Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie(ADEME) auprès de dirigeants de Petites et Moyennes Entreprises (PME), malgré le fait que cette nouvelle donnée environnementale représente une forte contrainte supplémentaire, plus de 80% d’entres eux se déclarent concernés par l’environnement (ACFCI, 2008).
Nombres de PME, ont entrepris des démarches environnementales. Néanmoins ces démarches, pour être réellement efficaces, doivent être menées sur la durée et dans le cadre d’une démarche structurée. C’est ce que peut apporter la mise en place d’un Système de Management Environnemental (SME). De plus, celui-ci peut être certifié et peut alors permettre la reconnaissance des efforts de l’entreprise. C’est là qu’intervient l’Ingénieur Environnement.

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