Arnica (A. montana)

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Connue des Grecs de l’Antiquité, l’Arnica des montagnes est réputée pour ces propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et circulatoires ne sont plus à démontrer ce qui en fait la plante idéale pour :

  • préparer à l’effort : en friction elle limite les contractions, prépare à l’échauffement et prévient des courbatures musculaire,
  • soigner les petits traumatismes comme les hématomes.

Bien que, dans le passé, la plante ait fait l’objet d’usages internes, on la considère aujourd’hui comme toxique et on réserve cette utilisation à l’homéopathie. De plus, l’Arnica peut déclencher des réactions allergiques. Lors de la première utilisation, il faut donc surveiller les réactions dermatologiques.

Arnica_montana

Source : Wikimédia


Arnica montana est une plante herbacée vivace rhizomateuse. Toute la plante est couverte de poils glanduleux très odorants comme ses capitules jaunes-orangé. Montagnarde et héliophile, elle est typique des sols acides et pauvres en éléments nutritifs. Grâce à ses exigences édaphiques et climatologiques importantes, l’Arnica est aussi un bio-indicateur extrêmement fiable des sols acides très pauvres en éléments nutritifs. Son abondance est indicatrice d’un long passé de la végétation à l’état de lande.
Il y a quelques décennies, l’Arnica était une plante commune mais ses populations deviennent de plus en plus rares. L’agriculture intensive : surpâturage, passage des bovins aux ovins (les excréments alcalinisants des moutons), fertilisation, sur-semis et labours, sont autant d’éléments fatals à l’Arnica. De plus, afin de fournir les laboratoires, l’Arnica est cueillie à l’état sauvage. Les risques sont la surexploitation, la perte de diversité génétique par régression des populations locales et la destruction inutile par des pratiques de récolte négligentes. Cette situation vaut à l’Arnica d’être nommée dans de nombreux textes de loi la protégeant notamment dans la Directive habitats européenne (annexe V de la Directive habitats 92/43/CEE).
L’agriculture extensive, au contraire, favorise le développement d’Arnica montana. Ainsi, l’introduction d’un petit cheptel de bovins, le renoncement à tout engrais sur la parcelle, une fauche tardive tous les 3 ans et la taille des buissons envahissants permettent d’obtenir une augmentation notable des populations.

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