OGM: le pour et le contre

EcoDico Ajouter un commentaire

Ce billet aborde les points de vu des promoteurs et des détracteurs des OGM.

Pour leurs promoteurs, les OGM représentent une technologie d’avenir (avantages supposés):

  • pour la lutte contre la famine (ex.: plantes résistantes à la sécheresse) et la malnutrition (plantes supplémentées en molécules vitales) mais cet aspect est critiqué par les anti-OGM qui voient eux des risquent socio-économiques…,
  • pour la médecine et l’industrie pharmaceutique par l’opportunité de produire en quantité des produits biologiques avec de nouvelles fonctions curatives et la limitation des maladies et/ou allergies alimentaires (plantes déplétées en molécules allergènes et/ou toxiques),
  • pour l’agriculture du fait du potentiel d’amélioration variétale et des rendements accrus malgré la réduction de la quantité de produits phytosanitaires utilisés lors de la culture (mais produits par la plante en quantité constante y compris lorqu’il n’est pas nécessaire de le faire…),
  • pour l’industrie alimentaire du fait de l’amélioration variétale et de la possibilité de disposer d’alicaments (aliments/medicaments) qui peuvent être produits en grande quantité (et à moindre coût).

Pour les opposants, les OGM constituent une insupportable atteinte à la nature. Ils considèrent les effets ultimes des OGM comme imprévisibles et irréversibles. Les risques supposés des OGM sont :

  • Risques alimentaires: les protéines produites par l’organismes pourraient présenter des risques de toxicité ou d’allergénicité. A qui n’a-t-on pas conseillé de laver ses fruits avant de le manger? Si le fruit lui même produit la molécule phytosanitaire, comment ne pas l’ingèrer ?
  • Risques bioéthiques: dérive potentielle,
  • Risques socio-économiques: les OGM sont censé être stériles (pour les raisons énoncées ci-dessous), ce qui permet aux semenciers de vendre de nouvelles semences à chaque nouvelle saison. Le cultivateur ne peut constituer aucun stock pour effectuer de nouvelles plantations l’année suivante. Le fait que les OGM doivent être brevetés pose également problème car cela implique également une perte d’indépendance des agriculteurs face aux semenciers.
  • Risques environnementaux et menaces sur l’agriculture biologique: les risques environnementaux concernent la diffusion des gènes modifiés par croisement entre OGM et plantes naturelles ou par la domination progressive des plantes améliorées (donc concurrentielleemnt favorisées). En effet, les champs ne sont pas des milieux confinés et les grains de pollen peuvent circuler à très grandes distances (malgré des facteurs limitants; principe de précaution). Ceci pouvant provoquer un risque d’atteinte à la biodiversité. Un autre risque est l’apparition de nouvelles résistances aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes pour l’homme et l’animal. En novembre 2004, les conclusions d’une étude menée par le britanique Bright prouvent que ces OGM ont un impact négatif sur l’environnement. De plus, le développement des surfaces cultivées avec des OGM (même à but d’expérimentation) apparaît incompatible avec la coexistence de l’agriculture biologique.

Pour avoir des avis contrdictoires, voir: OGM.gouv et OGM.org. Et aller fouiner sur les sites de Greenpeace et WWF.

RSS Vous avez aimé cet article ? Abonnez vous au flux RSS !

Proposer un commentaire


Développement Durable 2009 - Coloc'A Terre Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion