L’agriculture raisonnée

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L’agriculture raisonnée est un système de production agricole dont l’objectif premier est d’optimiser les résultats économiques tout en ayant une approche globale de l’utilisation du sol qui cherche à maîtriser les quantités d’intrants (notamment les substances chimiques: pesticides, engrais,…) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement. Ceci est rendu possible en valorisant au mieux les ressources naturelles et en mettant à profit des processus naturels de régulation.

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(Source : Flickr/Alpha du centaure)


L’agriculture raisonnée est basée sur la notion de plafond d’efficacité: au-delà d’un certain seuil, le peu de rendement/surface gagné en plus par l’utilisation de produits phyto-sanitaires coûte plus cher en terme économique et écologique qu’il ne rapporte.
L’agriculture raisonnée admet l’utilisation de la plupart des techniques de l’agriculture productiviste mais elle les intègre dans le cadre d’une gestion globale de l’exploitation prenant en compte l’ensemble de l’environnement y compris les spécificités biologiques du territoire.

Les grands principes sont les suivants:

  • la diversité de cultures et d’élevages, avec des forêts, des prairies, des espèces naturellement résistantes à la sècheresse,…
  • une moindre rotation des cultures et l’utilisation d’inter-cultures non récoltées pour laisser la terre continuer son cycle.
  • la diminution harmonieuse de la taille des parcelles pour diminuer la perte d’eau par ruissellement, l’érosion des terres fertiles,… Ce qui induit la reconstitution des talus, des haies, des bosquets (un atout pour la protection de la faune de nos campagnes).
  • un travail du sol sans labour, laissant la mécanique biologique des sols agir et si possible sans irrigation. Les résidus végétaux sont laissés sur place après la moisson pour protéger la terre, restituer les minéraux et oligo-éléments et favoriser le processus de décomposition.

Elle bénéficie, en France, d’un cadre officiel sous la forme d’un cahier des charges adopté par le Conseil Supérieur d’Orientation et de coordination de l’économie agricole et alimentaire (CSO) en mai 2002 mais celui-ci laisse une certaine liberté d’appréciation à l’agriculteur dans une philosophie de responsabilité et de gestion raisonnable. Les restrictions beaucoup plus limitées que celles imposées à l’agriculture biologique attirent de nombreux agriculteurs qui peuvent ainsi répondre à la demande de certification de leurs clients sans modifier profondément leurs méthodes.

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