Vingt ans après la Conférence internationale sur l’environnement des Nations Unies à Stockholm , du 3 au 14 juin 1992, à Rio de Janeiro (Brésil), la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement a réuni 172 gouvernements.
Reconnaissant que l’inaction risquer de coûter bien plus cher que le financement de la mise en oeuvre des programmes, ceux-ci ont adopté trois grands textes :
- Action 21 : un plan détaillé d’action mondiale pour aider les pays en développement afin qu’ils puissent adopter des pratiques viables dans tous les domaines du développement durable,
- la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement : non juridiquement contraignante, souligne la nécessité de protéger la planète, le droit souverain des pays au développement, la responsabilité des pays industrialisés dans les problèmes écologiques actuels,
- une Déclaration sur la forêt : les principes internationaux sur la gestion écologiquement viable de tous les types de forêts.
Plusieurs principes ont été précisés à cette occasion :
- le principe du pollueur-payeur,
- l’absence de certitude scientifique absolue n’est pas un prétexte pour différer l’adoption de mesures urgentes prévenant la dégradation de l’environnement,
- l’exploitation des forêts doit répondre aux besoins socio-économiques des états tout en restant compatible avec le principe de développement durable.
Une Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a été ouverte à signature lors de la Conférence et signée par 153 pays. L’objectif de stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique a été fixé. Les gouvernements s’engageaient à revenir avant 2000 aux “niveaux antérieurs” d’émissions de gaz à effet de serre. L’objectif du niveau de 1990 (prôné par l’Europe mais refusé par les Etats-Unis) est énoncé mais reste sur une base volontaire.
Une Convention sur la diversité biologique a aussi été ouverte à signature : 153 pays l’ont signée. Son objectif est d’assurer une action internationale visant à stopper la destruction des espèces biologiques, des habitats naturels et des écosystèmes. Les Etats-Unis n’ont pas signé cette convention jugeant que certaines de ses dispositions limiteraient trop l’activité biotechnologique du pays.
Source : Nations-unies/Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement.
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