La faune et la flore ne sont pas des ressources inépuisables…

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Les animaux n’ont pas tous la même capacité de reproduction, ni le même besoin d’espace vital (d’où les problématiques de réduction et de mitage -i.e. le découpage d’une grande surface en plusieurs de petites tailles sans couloirs entre elles- des espaces naturels).

Voici, un petit doc pour mieux comprendre l’impact de la (sur-)chasse -ce pourrait aussi bien être la (sur-)pêche- sur les populations.

Ce raisonnement est tout aussi valide concernant la flore et les utilisations que l’homme peut en faire (cueillette,…).

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5 commentaires sur “La faune et la flore ne sont pas des ressources inépuisables…”

  1. Live a écrit:

    La hase ressemble plus à un garenne 🙂

  2. Emilie Beaudoin a écrit:

    Pas faux lol. Et bravo, tout le monde ne voit pas la différence.

    Soit dit en passant, n’ayant pas de lièvre à la maison, j’ai fait ce que je pouvais avec les images que je trouvais sur le net 😉

  3. Live a écrit:

    Faut bien faire des remarques… au moins ça prouve que le blog est visité 😉

    Pour redevenir sérieux, les prélèvements des amateurs (chasseurs pêcheurs) sont de plus en plus autoraisonnés chez nous. Il s’agit de pratiques de loisir sans impératif de succès. La famille du chasseur/pêcheur ne va pas mourir de faim, si ce dernier ne ramène pas de gibier/poisson.

    Le professionnel a des impératifs, des charges salariales, des emprunts à rembourser, du carburant à payer… Et ne peut que difficilement exercer une activité annexe pour combler un éventuel manque de revenus. Le sentiment de “après moi le déluge” est plus facilement observable.

    Parallèlement, les activités des amateurs, quand elles sont bien développées assurent une activité économique plus grande par rapport au nombre d’animaux prélevés. Ainsi, par exemple, aux Etats Unis, la pêche de loisir développe un chiffre d’affaire supérieur à celui des pêcheurs pro… ça laisse songeur!

    Donc face à une ressource naturelle épuisable, si elle est mal gérée, se pose non seulement le problème de la quantité de prélèvements, mais aussi celui d’optimiser au maximum l’impact économique de ce dernier… Ce qui ne semble pas être le cas de notre MEDD qui voulait promouvoir la pêche professionnelle dans les eaux intérieures.

    Parallèlement, il y a aussi d’autres facteurs de levier pour faciliter la productivité de certains milieux. Par exemple, la perdrix est fragilisée par l’intensification des cultures :
    -terres nues au printemps+pluies lors des éclosions causent gros de mortalité
    -biotope dégradé ne permettant pas une grande diversité de prédateurs, ces derniers se limitant souvent au renard
    -…
    Les sommes versées par les chasseurs aux agriculteurs sont des moyens de pression pour favoriser une gestion plus soucieuse du biotope (plantation et conservation de haies par exemple). La régulation des renards qui malgré ce que l’on pense pullulent (j’ai vu des territoires de Brie tuer plus de 60renards par an sur 300hectares), est un facteur non négligeable, sans lequel la perdrix aurait parfois vite fait de disparaître sur de vastes secteurs, même sans prélèvement.

    Pour nos eaux intérieures, il y a le problèmes du Grand Cormoran qui est également largement sous estimé dans les eaux libres, et un ressent rapport tend à montrer que la diminution de leur croissance est plus liée à une diminution en ressources qu’à la politique de tirs qui paraît bien faible… Quand on connaît son impact sur les étangs, même si les moyens pour l’étudier sur les eaux libres ne sont pas suffisents, on peut avoir une idée de ce qui se passe. Mais là le problème est bien vaste. Ces oiseaux arrivent en hiver. On en compte environ 100 000, on en tire 25-28 000 et la population croit encore. C’est un vaste problème de gérer ce genre de populations de migrateurs. Un simple exemple, en Camargue, il y a environ 100 000canard hivernant chaque année, et chaque année, environ 100 000sont tués, pourtant l’année d’après, il y en a toujours 100 000. Il y a des facteurs locaux liés à la densité favorisant des migrations horizontales et verticales lors des hivernages en plus des migrations d’hivernage proprement dit…
    Alors pour le cormoran dont les populations peuvent s’accroître de 15% par an, quand on en a 100 000 et qu’on veut faire baisser ce chiffre, on doit prendre en compte presque toute la population européenne, dans la mesure où on semble être les seuls à vouloir agir.

    Bon, désolé, je suis un peut sorti du sujet, mais heureusement faut que j’aille manger, je m’arrête donc là 🙂

  4. Emilie Beaudoin a écrit:

    “Faut bien faire des remarques… au moins ça prouve que le blog est visité 😉 ”
    Grand merci, fidèle Jedi.

    Notons que ce billet n’avait pas tant de prétention. Il se voulait simplement un outil pour une meilleure compréhension de sujets régulièrement abordés par les journaux télévisés (comme les quotas de pêche par exemple)…

  5. Jedi (Live) a écrit:

    C’est vrai que tu montres qu’il est possible, parfois, de prélever sans appauvrir et que les ressources renouvelables ont des limites.

    NB: Il le faut pas me confondre avec maître yoda qui est nettement plus petit et surtout plus fripé que moi! mais tu sais, je permet que les intimes m’appellent maître 🙂

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