Je ne dirais pas : on vous l’avait bien dit… Mais je le pense trés fort

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L’intérêt de certaines OGM, c’est d’être résistants à des désherbants totaux (i.e. qui détruit toute vie végétale y compris ce qu’on appelle les “mauvaises” herbes). Mais un constat vient d’être fait : ces dernières aussi deviennent résistantes.
Comment cela est-il possible ?

Ce qui se passe est un phénomène simple et connu depuis le milieu du 19e siècle!!! C’est la base de la théorie de l’évolution des espèces.
Admettons qu’un plant de “mauvaise” herbe possède une mutation au niveau de son ADN et que celle-ci la protège contre le désherbant utilisé. Le désherbant va tuer tous les plants autour de lui. Belle aubaine pour ce plant qui sera le seul à pouvoir se reproduire (le pollen peut se rependre sur de trés, trés, trés grandes distances). Une partie des nouveaux plants issus de cette reproduction va présenter la même mutation. Ces nouveaux plants vont résister au désherbant et se reproduire contrairement aux autres plants autour… En quelques années, ces plants mutants vont devenir dominants et on fera quoi après ?

Selon la théorie de l’évolution, le désherbant est la Pression évolutive qui va orienter l’évolution de l’espèce “Mauvaise” herbe en sélectionnant le gène que l’on appelera Mutant.

Le phénomène s’étend de façon alarmante aux Etats-Unis, au Brésil, en Argentine et en Chine et surtout en Australie où les autorités considèrent que cette évolution deviendra un problème majeur d’ici trois ou quatre ans. L’Europe échappe complètement au problème, la culture d’OGM résistants y étant interdite…

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Un commentaire sur “Je ne dirais pas : on vous l’avait bien dit… Mais je le pense trés fort”

  1. Emilie Beaudoin a écrit:

    Histoire d’enfoncer le clou…

    D’autres OGM sont fabriqués afin d’être capable de produire leur propre insecticide contre leur principal ravageur. Et là encore, il y a comme un tout petit souci :

    Futura-sciences/OGM : Un papillon fait de la résistance

    Le phénomène en cause est toujours le même.
    Et le principe des zones refuges proposé par les promoteurs d’OGM amène à se pauser une question : si les populations de ravageur résistants et non-résistants peuvent se croiser, pourquoi pas les OGM et leurs cousines traditionnelles ? Parce qu’elles sont stériles ? Celà reste à prouver…
    Je ne dirais pas : on vous l’avait bien dit…

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