OGM: que fait la France?

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En ce moment, difficile d’échapper à la thématique OGM dans l’actualité. En 2006, quelques milliers d’hectares de maïs génétiquement modifiés sont cultivés en France à des fins commerciales sans aucun contrôle de l’Etat et sans que les consommateurs en soit informé.

Dans la nuit du 27 au 28 juillet, des membres de l’association Greenpeace ont marqué un des champs d’une immense croix par fauchage. Suite à cet acte, ils ont dû passer un “petit” moment en garde à vue.

Cette action faisait suite à ce qu’ils considèraient comme une injustice.
En effet, le 26 juillet 2006, une décision de justice du tribunal de grande instance de Paris condamnait Greenpeace à retirer de son site internet la carte de France dynamique que l’association avait élaboré mentionnant les emplacements exacts des champs de maïs transgéniques commerciaux.

Pourtant, la France est contrainte, par la directive européenne 2001/18 relative aux OGM, à la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements des cultures d’OGM en plein champs. Or rien n’a encore été fait oficiellement, ce qui correspond à un retard de 3 ans…

Si vous voulez obtenir la carte, sachez que, pour défendre le droit à être informé, la Confédération paysanne, la Fédération nationale d’agriculture biologique, le WWF France, l’Alliance pour la planète mais aussi Greenpeace international (entres autres organisations) ont pris le relais et l’ont publié sur leur site.
Notons que selon un sondage BVA commandité par l’association Agir pour l’environnement, 72% des français seraient favorables à un référendum sur la réglementation des OGM en France.

Voir : Greenpeace/France/Prolongement de la garde à vue des 6 militants, arrêtés lors de l’action de marquage d’un champ de maïs OGM

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2 commentaires sur “OGM: que fait la France?”

  1. Live a écrit:

    Faudrait parler des progrès au niveau des OGM, à savoir que maintenant, le risque de contamination, si on se donne un effort, ne peut se faire que par mélange de semences, que de réels progrès sont en cours pouvant bénéficier à beaucoup de monde et dans un avenir proche, à tout le monde.
    Vous dressez un bon bilan d’actualité, mais je ne trouve aucun sens critique face à cette actualité. Cependant le sujet est bien cadré par le titre, et aller plus loin nécessiterait de renommer l’article.

  2. Emilie Beaudoin a écrit:

    Commençons par la première partie de ton commentaire, je préfère ne pas aborder des avancées qui reste pour l’instant trés hypothétiques. Tu me diras que je n’hésites pas au contraire à relayer des informations toutes aussi hypothétique provenant de source associative. Ceci est dû à l’application permanente que je fais du principe de précaution.

    Pour le reste, je préfère faire des articles concis. En effet, m’adressant à un public composé aussi bien d’érudits de l’écologie que de novices, je sais pertinemment que ces derniers n’iront pas au bout d’un article trop long. Je suis donc obligée de synthétiser énormément mes informations. Je préfère celà à la rédaction d’articles plus complet qui ne seront que survolé. Cependant, je laisse la possibilité d’en apprendre d’avantage grâce à de nombreux liens. C’est le principe de la revue de presse.
    Enfin, l’esprit critique ne manque pas. Cependant, mes principales sources sont des associations qui font preuve d’un fort lobbying. Je fais un premier tri draconnien dans mon choix des articles puis un second lors de la rédaction. Mais j’avoue que j’ai parfois des difficultés à rester objectives. L’erreur est humaine…

    J’apprécie malgré tout cette critique pertinente. Car de la confrontation (amicale) des idées et des expériences naît l’enrichissement mutuel et l’esprit critique.

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