Les scientifiques l’affirment: le Thon rouge disparaîtra si l’on ne réagit pas

Autour de la Terre Ajouter un commentaire

Les scientifiques du monde entier se sont réunis à Madrid pour discuter de la situation de la pêche du Thon rouge en méditerranée.

Ils ont découvert que de la flotte française dépassait de plus de 50% les quotas de captures qui leur étaient alloués (fixés à 6,192 tonnes en 2005). Les flottes françaises ont déclaré officiellement 9 455 tonnes. Ce qui signifie qu’en 2005, elles ont capturé plus de 3000 tonnes de thons rouges dans l’illégalité. Pourtant, parmi les flottes européennes qui pêchent le thon, la France bénéficie d’un des quotas de pêche les plus forts.

thon-rouge-disparition

Thon rouge
(Source: université de Bretagne sud, Pierre Davoust)


Les scientifiques ont lancé un cri d’alarme en faveur de la sauvegarde du thon rouge. Sa disparition prochaine a été évoquée à plusieurs reprises si la gestion de la pêche n’est pas assainie.
Les scientifiques plaident pour l’extension de la période de fermeture saisonnière de la pêche afin de protéger l’espèce pendant toute la période de frai (de Mai à juillet) et pour l’augmentation significative de la taille minimale de capture (30 kilos au lieu de 10 Kilos). Ils précisent que ces deux mesures ne pourront à elles seules endiguer l’effondrement et permettre le recouvrement des stocks. Pour les années à venir, les scientifiques pensent que les captures dans le cadre d’une gestion de pêche durable devraient être limitées 15 000 tonnes de Thons rouges pêchés par an soit moins d’1/3 des prises actuelles.

Par ailleur, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens sauvages ne menace pas la survie des espèces (5.000 espèces animales comme l’hippocampe, le requin baleine ou encore le lambi des Caraïbes et 28.000 espèces végétales; 169 pays signataires) et l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’associent aujourd’hui officiellement afin d’évaluer l’état des stocks de certaines espèces aquatiques et de veiller à ce que seules les pêcheries gérées dans une optique responsable fassent l’objet d’un commerce international.
Cette collaboration a déjà bien fonctionné sur le cas du lambi par exemple. L’insertion de ce mollusque dans la liste de la CITES n’a guère mis un terme à sa surpêche mais grâce à la collaboration entamée avec la FAO, une analyse précise des points sensibles a pu être effectuer et le cas échéant, une aide a été offerte aux pays pour mettre en place les contrôles.

Pour plus d’informations, voir les articles: WWF/Le scandale du Thon Rouge: Les scientifiques haussent le ton et Actu-environnement/La FAO et la CITES signent un accord de collaboration en faveur du commerce durable de poisson.

RSS Vous avez aimé cet article ? Abonnez vous au flux RSS !

Proposer un commentaire


Développement Durable 2009 - Coloc'A Terre Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion