Le Jatropha, une autre possibilité pour remplacer les carburants fossiles ?

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Le Jatropha curcas possède des baies et une sève toxiques.
Mais il a des avantages…

Un avantage : il pousse en terre semi-aride à aride là où rien d’autre ne pousse (ou presque). Il n’entre donc pas en compétition avec les autres cultures (notamment alimentaires), l’élevage ou les forêts.

Deux avantage : sa culture ne requiert ni labourage, ni usage de phytosanitaires ou engrais (grâce à ses qualités insecticides et fongicides et sa demande en éléments nutritif très limitée). De plus, sa culture pourrait permettre de lutter contre la désertification : il protége les sols de l’érosion et retient l’eau.

Et trois avantage : cet arbuste produit chaque année, pendant plus de 30 ans, un fruit contenant environ 35% d’huile pouvant être utilisée pour comme agrocarburant. Son rendement moyen en huile est 3 fois plus important que celui du Colza ou du Tournesol et 4 fois plus que celui du Soja. Comme à chaque fois, la filière Huile Végétale Pure est préférable à la filière biodiesel qui nécessite des opérations plus techniques qui diminuent l’intérêt environnemental de l’huile.

Le Jatropha Curcas, plante du désert non comestible, ne disputant pas les terres agricoles aux cultures traditionnelles et poussant sans trop d’entretien, pourrait représenter une alternative aux carburants fossiles. Cependant, il faut rester prudent. Cette culture est une bonne idée si le Jatropha est cultivé uniquement sur des terres dégradées et qui ne servent pas aux cultures alimentaires.

Voir : France 2/L’arbre à pétrole

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13 commentaires sur “Le Jatropha, une autre possibilité pour remplacer les carburants fossiles ?”

  1. Amzath a écrit:

    Bonjour,

    J’ai fais une étude complète sur la production de l’huile de Jatropha de façon industrielle. Je dispose de 5OOOha de terre au Bénin. Je recherche un partenaire financier pour la production et la transformation du Jatropha. Nous pouvons avoir en moyenne 1200 Litres d’huile par hectare soit 6 millions de litres d’huile au total. Je peux disposer également de 10 milles hectares de terre.

    Pour tout renseignement sur le Jatropha, n’hésitez pas à me contacter : Amzath1@yahoo.fr

  2. Emilie Beaudoin a écrit:

    Je vous remercie d’avoir participé : vous avez fait le premier commentaire Béninois du site. Et j’en suis très fière.

    Pour votre projet, je vous conseille de vous rapprocher d’association écologistes et/ou humanitaires.
    Celles-ci verront tout l’intérêt du Jatropha (surtout si vous avez fait une étude approfondie sur le sujet).
    Elles accepterons peut-être d’être partenaire de votre démarche (participation financière, micro-crédit,…) ou du moins vous aiguillerons dans votre recherche de financement.
    Pensez à WWF, Greenpeace ou encore la fondation Tuck. Il y a sûrement aussi des associations nationales qui pourraient vous soutenir.

    Quoi qu’il en soit votre message est diffusé.
    Je vous souhaite bonne chance dans votre démarche.

  3. Emilie Beaudoin a écrit:

    Vous pourrez entrer en contact avec de nombreuses associations écologistes via le site du REFAE.
    Vous y trouverez peut-être une association qui s’adressera à vous.

  4. Franck a écrit:

    Bonjour,

    Je viens de voir ce site et cela m’intéresse également surtout pour les associations dont vous avez parlez, je suis agriculteur et je vis en Côte d’ivoire et je compte me lancer aussi dans la culture du Jatropha sans oublier que je ne connais pas grande chose sur cette culture. Pensez vous que je pourrai avoir aussi des aides de la part des associations et écologistes?

    Merci de me répondre et pour Amzath, je lui souhaite une très bonne chance et surtout de ne pas baisser les bras.

  5. Emilie Beaudoin a écrit:

    Un commentaire ivoirien ! Décidément, je suis gâtée !

    Je pense effectivement que vous pouvez obtenir de l’aide des associations.
    Mais si vous ne connaissez pas la culture du Jatropha peut-être devriez vous vous tourner d’abord vers AVSF (Agronomes et Vétérinaires sans frontières). Cette association a pour objectif d’aider les agriculteurs (élevages et cultures), notamment en Afrique.
    Ils vous apporteront sûrement beaucoup d’information sur cette culture et sur d’autres sujets également.

    Amzath vous pouvez également les contacter : ils pourront peut-être vous aider à trouver des financement.

    Bon courage !

  6. Amzath a écrit:

    Bonjour Emilie,

    Je vous remercie pour votre aide et sans plus tarder je contacterai ces associations et j’espère vraiment qu’ils me viendront en aide. Aussi j’ai des manuels sur la fabrication du savon avec l’huile de Jatropha, s’il y en a qui sont intéressé je peux leur fournir cela.

    A bientôt

  7. Emilie Beaudoin a écrit:

    Comme je l’ai dit à la fin de l’article, “cette culture est une bonne idée si le Jatropha est cultivé uniquement sur des terres dégradées et qui ne servent pas aux cultures alimentaires”.

    Les Amis de la Terre viennent de publier un rapport montrant que la culture de cette plante pourrait se faire au détriment de la production alimentaire.
    L’association demande à l’Union européenne de prendre en compte les impacts du Jatropha dans l’étude qu’elle mènera en 2010 sur les changements d’affectation des sols à cause des agrocarburants et de réviser son objectif d’incorporation de 10% en conséquence.

    Voir : Actu-Environnement/La culture du Jatropha pourrait se faire au détriment de la production alimentaire, selon un rapport.

  8. BPR Afrique, Projet Jatropha a écrit:

    Bonjour,

    Au nom de BPR Afrique, qui organise le Séminaire : “Le Jatropha en Côte d’Ivoire ; Mythes, Réalités et potentialités d’investissement”, nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la cet événement régional phare qui aura lieu les samedi 03 et dimanche 04 octobre 2009 à Abidjan, Côte d’Ivoire.

    Nous vous convions à participer à ce séminaire d’échange, de débat et de rencontre qui attend prés de 250 personnalités Ivoiriennes et internationales, et dont la thématique se propose d’apporter aux différents acteurs du secteur Jatropha, la plateforme idoine pour une confrontation de leurs expériences et une réponse aux différents besoins et attentes.

    Si vous n’êtes pas en mesure de participer à cet évènement, nous vous recommandons vivement d’y assurer la représentation de votre entreprise en déléguant l’un de vos collaborateurs. Le programme de la conférence est sur le site http://www.bprafrique.com/fr/jatropha-seminaire.htm.

    Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à consulter notre site web http://www.bprafrique.com ou à nous contacter au 00225 31 630 730 ou par mail sur seminaire_abidjan@bprafrique.com.

    En espérant que ce meeting retiendra votre attention et dans l’attente de vous rencontrer à Abidjan, veuillez croire en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

    Baha Eddine Ltifi
    Directeur General BPR Afrique

  9. BPR Afrique, Projet Jatropha a écrit:

    BPR Afrique vous communique que son site http://www.bprafrique.com est desormais http://www.bpr-afrique.com merci et a bientot
    baha

  10. Odile Labeille a écrit:

    Attention au mirage des solutions “simples” dans notre monde complexe et interdépendant: une plante d’importation récente d’Amérique centrale ou du sud comme le jatropha ne peut pas résoudre tous les problèmes qui ont été importés en Afrique auparavant.
    Il y a des sources d’énergie en Afrique et il y a des sources d’énergie en Europe qui n’ont pas besoin des ressources de l’Afrique.
    Une terre aride est une terre fragile mais pas une terre peu fertile. On sait cultiver de façon responsable et équilibrée dans les terres arides, ce savoir existe depuis très longtemps et n’a nul besoin d’une plante exotique venue du continent d’à côté pour cela.
    Ce n’est pas en développant des monocultures que l’Amérique du nord est devenue un pays riche. C’est en développant des monocultures que l’Amérique du Nord a appauvri ses sols au point de ne plus être capable de subvenir à ses besoins: sans l’Europe et les terres africaines, les USA auraient faim aujourd’hui.
    Ce n’est pas d’une nouvelle monoculture que les pays africains ont besoin pour subvenir aux besoins de leurs peuples. Ce n’est même pas d’une culture nouvelle qu’ils associeraient à d’autres. C’est d’écologie, au sens entier et plein du concept que tous ces pays ont besoin: repenser dans chaque hectare les relations d’interdépendance pour produire des cycles de vie.
    C’est un travail passionnant, lucratif, instructif, participatif, valorisant pour tous, qui suppose de fouiller dans un savoir local enfoui sous des décennies d’abrutissement et de “révolutions vertes”, qui suppose des partenariats inédits avec des entreprises et des chercheurs partout dans le monde, bref, qui suppose de donner de la valeur à l’intelligence collective et à la circulation des savoirs au lieu d’en rester à cette illusion du XIXème siècle qui a la vie dure et qui fait toujours croire que la richesse s’obtient en faisant bouger de la matière d’un point à un autre du globe.

    Des recherches récentes ont mis en évidence des résultats inquiétants sur l’impact du jatropha: plante toxique, importée, elle semble capable de tuer par ses toxines les plantes alentours pour assurer son espace vital. Comportement suicidaire qui ressemble à celui de l’Homme, puisqu’une fois qu’à mesure que la biodiversité des sols s’appauvrit, la fertilité du sol diminue et aboutit à sa propre atrophie. Alors, jatropha ou j’atrophie ?

  11. Emilie Beaudoin a écrit:

    J’avais souligner qu’il ne fallait pas prendre le Jatropha pour LA solution miracle. J’avais poser des limites quant à son utilisation. Mais je trouvais intéressant d’avoir une réelle réflexion autour de cette plante.

    Cependant, je dois reconnaitre que j’ai été refroidie par pas mal d’études . Je voulais en parler mais j’ai été un peu débordée depuis fin 2009 quand la plupart de ces études ont été publiées…
    Avant tout, les limites que j’avais soulignées pour la culture du Jatropha n’ont pas été respectées. Le Jatropha est justement devenue LA plante miracle qu’il fallait cultiver quelques soient les conditions écologiques.

    Je dois également reconnaitre que la prise en compte de l’écologie du milieu considéré doit être la première des démarches. Afin, avant tout, de valoriser les écosystèmes locaux. Ce que j’ai peut-être un peu oublié lors de la rédaction de cet article (l’enthousiasme me perdra…).

  12. Fatima a écrit:

    Bonjour à toutes et à tous,

    C’est Fatima, une étudiante marocaine qui s’est décidée de se lancer dans des études en développement durable.

    Je trouve intéressant autant l’article que les commentaires.

    Pour le jatropha, il est vrai que c’est une plante qui pousse même en terre aride (comme c’est le cas de beaucoup de terres africaines), mais ça lorsque cette plante pousse “normalement”, je veux dire lorsqu’elle est plantée pour ne rien donner mais juste pour protéger les sols et pas pour un but lucratif (du moment qu’elle est toxique donc elle donne pas un fruit mangeable). Mais lorsqu’elle sera plantée pour produire de l’huile, en plus de l’huile qui remplacera le carburant fossile (un domaine où la concurrence est acharnée pour trouver la recette magique !), alors là les règles du jeu vont changer : la productivité de l’huile doit atteindre un niveau plus important avec la même superficie et la même main d’œuvre… donc les producteurs vont automatiquement se diriger vers les terres agricoles !!

    Car j’ai lu dans deux articles que cette plante pousse encore mieux sur les terres agricoles et les terres bien entretenues, donc je crains vraiment que la plante avalera aussi nos terres agricoles.

    Voilà ce que je pense.

    Bien à vous.

  13. Emilie Beaudoin a écrit:

    C’est effectivement ce qu’observe les études réalisées depuis.

    L’intérêt du Jatropha était d’aider de petits producteurs à “arrondir leurs fins de mois”.
    S’il remplace d’autres culture, il devient bien moins intéressant. D’abord, parce que se posent des problèmes quant à la suffisance des productions alimentaires. Et aussi, parce qu’écologiquement, il perturbe les écosystèmes naturels.

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