La France continue son artificialisation

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Le programme européen CORINE Land Cover concerne 38 états sous la coordination de l’AEE. En France, il est réalisé par le Service de l’observation et des statistiques (ex-IFEN) du CGDD. Cette base de donnée SIG (Système d’Information Géographique) est réalisée à partir de photos satellites colorées en fonction des activités présentes : rouge pour les territoires artificialisés (espaces anthropisés = modifiés par l’homme : zones urbanisées, zones industrielles, espaces verts, mines,…), jaune pour les zones agricoles, vert pour les forêts et milieux semi-naturels, bleu foncé pour les zones humides et bleu clair pour les eaux de surface.

Corinecoverland-occupationsol-France_MEDD

(Source : MEDD)


Cette année, la France a transmit ses statistiques concernant l’occupation des sols de son territoire métropolitain en 2006. Les terres arables et les milieux naturels sont les premiers à pâtir de l’artificialisation du territoire en Europe. Pour la France, ces dernières données révèlent une couverture majoritaire de terres agricoles (60%) et de forêt ou autres espaces semi-naturels (34%) situés principalement dans les zones montagneuses et la région des Landes. Les sols artificialisés occupent quant à eux un peu plus de 5 % du territoire alors que les zones humides et les surfaces en eau sont peu représentées (respectivement 0,3 % et 0,7 %). Le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Bretagne et les Pays de la Loire apparaissent à la fois très agricoles et artificialisées, peu de surfaces étant disponibles pour les forêts et les autres milieux naturels.
Comparées aux données de 2000 obtenues par la même méthode, les évolutions se font majoritairement au profit des surfaces artificialisées et aux dépens des terres arables et des prairies principalement aux alentours des grandes villes et le long des réseaux de transport et des vallées. Résultat : les espaces naturels se retrouvent de plus en plus cloisonnés et les surfaces en eau ont augmenté ce qui traduit une artificialisation des milieux aquatiques par création ou extension de plans d’eau aux dépens généralement de terres arables et de prairies.

Cette base de donnée est destinée à la définition des politiques publiques globales. Ces informations ont d’ailleurs été fournies au comité de travail sur les trames vertes et bleues qui peuvent ainsi se rendre compte des zones d’espaces naturels récemment perdues.

Voir : Actu-Environnement/Le territoire français poursuit son artificialisation .

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